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Un témoignage très positif :

J'apporte mon témoignage.
Je n'ai vu que deux fois dans ma vie des femmes allaiter avant d'allaiter moi-même. J'avais déjà du colostrum qui coulait pendant ma grossesse ; j'étais donc convaincue que l'allaitement se ferait tout seul. J'ai ensuite lu le livre de Marie Thirion "L'allaitement" : j'ai compris qu'en cas de problème,la solution existerait toujours.
La maternité étant"pro-allaitement", j'ai eu toutes les adresses et informations utiles au cas où le jour de la sortie. La mise au sein s'est faite en salle d'accouchement, environ 1h30 après la naissance. Pendant les 5 jours qui ont suivi, le personnel était disponible pour chaque question. Je suis rentrée chez moi sereine, détendue.
A 3 mois d'allaitement exclusif, je n'ai rencontré AUCUN problème. Ma fille a refusé sonpremier biberon à 2 mois, mais en achetant une tétine XXXXXX en pharmacie, qui reproduit la forme du téton, elle accepte le biberon. Mon mari lui donne 1 ou 2 fois par semaine pour qu'elle s'habitue au moment où on la laissera chez la nounou. A 4 mois, je devrai reprendre le travail : je ne vois pas pourquoi je n'arriverai pas à garder les tétées le matin et le soir, puisque tout s'est très bien passé jusqu'à présent. Je vais juste acheter un tire-lait électrique car le manuel n'est pas pratique pour la reprise du travail. Ma fille a commencé naturellement ses nuits à 1 mois (3,8 kg), à 2 mois elle faisait des nuits de 12 heures (4,4 kg). Il lui arrive encore de se réveiller de temps en temps, quand il fait trop
chaud ou trop froid. Elle fait 4-5 tétées par jour en moyenne. Elle ne connaît pas la sucette. Parfois elle
fait 4 selles dans la journée, parfois aucune pendant 3 jours.), elle a toujours été en très bonne
santé.

Deuxième temps pour compléter ce témoignage:
J'ai repris le travail aux 4 mois de ma fille, et à 6mois maintenant, elle est toujours allaitée exclusivement. J'ai commencé la diversification, elle a bien aimé le potiron. Une seulefois je n'ai pas réussi à tirer assez de lait et la nounou a dû lui donner un biberon de lait en poudre (je n'ai pas de congélateur, je ne peux donc pas faire de réserves).
Je n'ai jamais eu aucun problème d'allaitement. A chaque interrogation, je relisais votre livre ou
j'allais aux réunions de l'association locale d'allaitement. J'ai dû m'imposer un peu face à mon
entourage, mais en mettant en avant les bonnes raisons médicales et les recommandations de l'OMS, les réticences sont tombées. Mon mari participe autant que moi à l'allaitement, puisque c'est lui qui prépare le repas pendant la tétée... et donc notre fille goûte indirectement sa cuisine !
Je suis motivée pour continuer cette relation aussi longtemps que ma fille le voudra, en se souvenant que "sevrer" en hébreu se traduit par "combler"... et je suis heureuse d'être bien entourée grâce à des gens comme vous pour continuer d'allaiter dans d'aussi bonnes conditions, malgré la reprise du travail.
Donc merci aussi à vous et à vos collègues !
Votre site, votre livre sur l'allaitement m'ont donné confiance, et je ne me pose presque aucune question (je suis venue ici pour savoir si Implanon était compatible, j'ai trouvé la réponse). Il faut que
les femmes aient confiance en elles pour allaiter... et que l'entourage les encourage !!!

28 août 2008: je viens compléter "un témoignage très positif". Ma fille a maintenant 15 mois et tète toujours, à notre plus grand plaisir, elle, son papa et moi.
Je ne pensais pas allaiter si longtemps quand cette aventure a commencé ! Je ne savais pas qu'il était possible de concilier travail, sport, loisirs et allaitement. Merci aux associations de soutien à l'allaitement et aux sites tels que le vôtre !
Isabelle,




Une journée d'absence de la mère :

Madame R. mère d’une petite fille 10 semaines devait se déplacer pour son travail et laisser sa fille une journée entière (habituellement 5 tétées).
Appréhendant beaucoup cette journée de première séparation elle avait posé de nombreuses questions pour comprendre comment s’organiser au mieux ; Voici les réponses données par sa consultatnte en lactation et son témoignage:
1°) Pour tirer mon lait (très ponctuellement), quelle méthode utiliser :l'expression manuelle, un tire lait électrique ou un tire lait manuel ?
==> la méthode la plus adaptée est celle qui vous est la plus confortable, la plus pratique et la plus productive
2°) En mon absence, vaut-il mieux que mon bébé reçoive mon lait à la tasse, àl a cuillère ou au biberon ?
==> tous les moyens sont possibles, le choix dépend de la disponibilité de la personne qui va garder le bébé. Pour le bébé il s'adaptera + ou - facilement et ce sera récupérable dès vos retrouvailles. Si le biberon a été choisi, l’enfant peut se manifester car le sein coule moins vite que le biberon : un peu de patience et de la confiance rétabliront le tout.
3°) Faut-il anticiper cette journée et "entraîner" (la veille ou qq jours avant) mon bébé à prendre le biberon, la tasse ou la cuillère ?
==> lui expliquer que vous partez, accepter qu'il puisse se manifester et peut-être ne pas s'alimenter (rare mais possible ==> ce n'est pas grave, c'est difficile pour la personne qui le garde : calme, confiance) L'entraînement avant arrangerait-il les difficultés?
4°) Comment éviter pendant cette journée l'engorgement de mes seins (je seraien vadrouille et je ne vois pas comment je pourrai vider mes seins) ?
==> intérêt de savoir drainer vos seins (massage aréolaire). Chaque fois que vous aurez besoin aller aux toilettes, exprimer votre lait jusqu'au confort, une pression sur les mamelons (en croisant les bras devant les seins) au moment ou éventuellement vous sentez que cela "monte" bloque la "montée" ponctuellement jusqu'au drainage.
5°) Après mon absence, est-ce que le processus de lactation ne risque pas de se tarir (en sachant qu'elle ne téte pas la nuit, je vais donc lui donner une tétée mardi à 20h et la suivante ne sera que le jeudi matin) ?
==> une restimulation intensive pendant les 24h suivantes devrait suffire

Résultat
Cela paraît finalement simple (sur le papier) de s'absenter tout en continuant d'allaiter. Je voyais beaucoup d'obstacles pratiques mais finalement, c'est peut-être le 1er pas (laisser son petit pour la 1ère fois) qui est difficile.
J'ai finalement opté pour un tire-lait manuel. Très pratique avec son système de petits pots pré-stérilisés. J'ai pu tirer 4 biberons (pas tous bien remplis) dans les 36 heures qui ont précédé mon départ, et sur conseil de la pédiatre j'avais prévu du lait artificiel au cas où (habituellement, je donne 5 tétées). L’enfant était gardée par son papa. Pour son plus grand plaisir il a fait l'expérience de "nourrir" le bébé n'a pas refusé la tétine et a englouti les biberons jusqu'à la dernière goutte. Et mon mari a su la faire patienter pour que je puisse lui donner sa dernière tétée le soir à mon retour, à 21 h.

Quant à moi, je me suis sentie bien légère pendant cette journée. Je suis sortie de mon cocon et ça m'a fait du bien de me remobiliser professionnellement, de voir du monde, de discuter ... Et le soir, j'ai retrouvé mon p'tit bout tout tendre et tout chaud. J'avais passé une très bonne journée et ma fille aussi.

Dernier détail pratique : nous avions convenu avec mon mari que je ne l'appelle pas (mais que lui m'appelle si besoin). Cela m'a permis d'être plus disponible pour mon travail et pour mes interlocuteurs.





Mauvaise indication de passage au biberon... :

j'ai vu hier en consultation pour la 3eme fois un jeune couple avec leur nourrisson de 4 semaines, une petite fille néé a terme qui a pris 1000g;
La 1ere consultation fut motivee par de multiples questions tres angoisee dela mère de 19 ans quant a la frequence des tetees, la nature des selles(tres liquides)et des douleurs mamelonnaires apparues 10 jours apres la naissance(debut d'allaitement marque par survenue de crevasses) , deux jours apres l'arret d'un traitement par ATB pour inf urinaire maternelle.
Soutien, position d'allaitement et daktarin pour la mere et l'enfant furent proposes(la mere avait de toute facon tres bien remarqué l'incidence de la position du bebe au sein surles douleurs du debut de l'allaitement)
Je la revois ensuite pour persistance des douleurs mamelonnaires a type de brulures desormais a l'interieur du sein. Le daktarin en gel buccal a ete interrompu trop precocement.
Par ailleurs elle me decrit des episodes d'etranglement, de fausse route de bebe, effectivement son reflexe d'ejection est puisssant;Je remarque egalement un oedeme areolaire important et elle me decrit des douleurs parfois aigues accompagnées de l'apparition d'une paleur du mamelon; nous revoyons ensemble les positions de surplomb ,la technique de marmet pour exprimer le lait de debut de tetee pour amenuiser la gène du bebe et le maintien du bebe au meme sein pendant deux tetees au moins;Je je lui prescrit du soutien de l'empathie et du violet de gentianne;
je lui telephone hier; tout va bien me dit elle rapidement je n'ai plus mal, je vais en consultation chez le pediatre en ville pour la hanche du bébé; je m'en rejouis car elle fait partie d'une tranche sociale de population precaire pour qui on le sait l'allaitement est souvent mis en echec;
Dans la meme journee le couple m'intercepte pour me demander finalement une prescription de parlodel car le pediatre a prescrit un sevrage progressif (sur 8 jours) du fait de l'etranglement recurrent du bebe;
par ailleurs le couple me demande de lui assurer que ca ne fera "rien si le bébé " est nourri au biberon, et que ca ne fera rien si la mere arrete brutalement l allaitement; ils ont ete satisfait de constater que leur enfant avait pris un biberaon de lait en poudre sans s'etrangler, qu'elle s'etait assoupie sans probleme immediatement apres;
apres une information que j'ai voulu objective sur les effets du sevrage brutal et de l'alimentation artificielle,

J'ai recu le couple deux heures. Jai propose plusieurs alternatives
1 tirer le lait et le donner au bebe au biberon
2tirer le lait et le donner au dal au doigt
3 systematiser l'extraction du lait de debut de tetee a la main
4 persister a donner la tetee du meme cote sur 12 h et vider l autre sein et augmenter la frequence des tetees pour quelle soit moins genee,donner le sein des que bebe est à peine reveillé

D'autres perspectives m ont pose probleme
a) j'ai ete en difficulte par rapport a l'opportunite d'associer extraction au tire lait du lait de debut de tetee pour obtenir le gras et mise au sein consecutive (la petite souffre de coliques, ses selles sont vertes mais il se tortille pour les emettre, et elle a des gaz)
l'utilisation d'un tire lait permettrait d'obtenir peut etre plus rapidement qu a la main le lait de fin de tetee mais risque d'augmenter ++ la production. qu en pensez vous?
b) la maman venait de debuter il y a 4 jours une contraception orale par microprogestatif. etait ce dans ce cas precis opportun finalement?
c)la mere consomme quasiment 1 litre de lait de vache par jour, je lui ai conseiller de l'evincer de son alimentation mais j'ai percu qu il fallait trouver un compromis entre plaisir et necessite! elle fut ok pour ne conserver que le bol de lait du petit dejeuner;dans ces conditions une amelioration des coliques est-elle nettement visible dans une dizaine de jours?
Cette situation me pose souci d'autant que finalement ils sont ressortis de la consult sans parlodel et decides a poursuivre l'allaitement; dans la meme journee ils ont consulte deux professionnels qui ont donne echo a leurs inquietude d'une facon radicalement differentes;et ces diffrences de reponses peuvent generer un relatif egarement meme si j'ai constate des capacites exeptionelles de cette jeune mere pour decrire les competences de son bebes et finalement trouver legitimite a tous ses choix instinctifs
Merci de me repondre


REPONSE DE SAM:
1°) dans les reflèxes d'éjection très fort avec difficultés de déglutition du bébé, la première chose est de commencer l'éjection artificiellement (manuellement ou tire-lait) et de ne donner le sein au bébé qu'au bout de quelques instants, quand les jets sont moins forts. Le lait exprimé ou tiré peut être donné après la tétée si la quantité obtenue ne semble pas satisfaisante ou conservé pour l'avenir en le congelant.
2°) Un bébé qui s'étrangle un peu au sein court beaucoup moins de risque qu'au biberon. Les anticorps du lait maternel et sa composition amènent une protection des muqueuses respiratoires. D'ailleurs, les troubles présentés par ce bébé sont surement mineurs, puisqu'il a pris un kilo en un mois.
3°) Il est peut-être inutile de compliquer le choix de ces jeunes parents en leur proposant en même temps plusieurs solutions techniques. Plus une prescription est simple, plus elle a de chances d'être suivie.
4°) Beaucoup de médecins proposent de passer au biberon à la moindre difficulté du bébé. Ils font là la preuve qu'ils n'ont pas été formés en allaitement et devraient suivre une formation spécifique pour mieux accompagner leurs patients. Dans ce cas là: mère très jeune et milieu social défavorisé, l'allaitement est à protéger par tous les moyens. Le choix de ce médecin , dans des pays plus conscients que le notre des enjeux à moyen et long terme de l'allaitement, cette prescription s"apparenterait à une faute professionnelle.
5°) les parents sont confrontés sans cesse à des discours incohérents et dans la même journée.... Il s'agit au cours des consultations, non de conseiller, mais de chercher avec eux ce qui est, pour eux, à ce moment là, la meilleure solution. Dans le cas de ces deux consultations, ils choisiront, nous l'espérons, la prescription qui correspond le mieux à leur choix profond.
6°) ne serait-il pas judicieux de rencontrer ce pédiatre et de tenter de lui expliquer très positivement ce que vous faites, quel est le rôle des consultants en lactation ? Faites-lui connaitre ce site. Il serait peut-être ravi de trouver un appui sur des domaines où il sait...... ne pas trop savoir quoi faire!




Travail et allaitement :

Mon témoignage est le suivant : je suis chef de cabinet du Président d un Conseil Général. J'ai des responsabilités et beaucoup de boulot. Malgré cela, Je tire mon lait dans mon bureau 2 fois par jour, 10 mn à chaque fois (au total : 300 ml)grâce au tire-lait Lactina de Medéla, double pompage. Tous les soirs, je remets le biberon de mon lait à la nounou, toujours étonnée!!. Je voudrais dire aux femmes qui sèvrent leur enfant à cause de la reprise du travail qu'il est possible de continuer avec un peu d'organisation et un bon tire-lait. Losqu'il y a du monde dans mon bureau, je m'enferme aux toilettes (si, si) avec mon mini-électric. Bon courage à toutes celles qui se lancent dans l'aventure.



Nourrisson en ""économie d'énergie" :

Un enfant allaité de 4 mois est vu en consultation pédiatrique pour un examen mensuel banal et une vaccination.
Il a été vu au premier et deuxième mois. Tout allait bien: courbe de croissance satisfaisante, tétées fréquentes, enfant calme. Poids à deux mois: 4950, soit 2 kg de plus qu'à sa naissance Taille 56 cm. Entre deux et cinq mois les parents, partis en vacances, n'ont pas consulté.
A la consultation, la maman dit que "tout va bien, le bébé tête quatre fois par jour, est très calme, fait ses nuits." Pourtant au simple coup d'oeil, il est clair qu'il y a un problème. Ce nourrisson est très maigre, apathique, difficile à réveiller.Les signes de dénutrition sont évidents. Le poids est de 4850g. Il mouille très peu ses couches et n'a eu que trois selles pendant le dernier mois. les seins de la mère sont très souples.
Il n'y a aucun signe clinique d'une pathologie spécifique. Le bilan demandé en urgence (NF, Iono, CRP CBU) est négatif.
A la recherche attentive de ce qui s'est passé entre deux et quatre mois, le médecin découvre, qu'après deux mois, l'entourage a conseillé aux parents de limiter à six le nombre de tétées et de laisser l'enfant pleurer la nuit pour "le régler et lui apprendre à faire ses nuits". L'enfant a énormémént pleuré pendant 15 jours puis s'est calmé. Dans le même temps, la mère a présenté un engorgement qui s'est assez vite amendé.
Une réalimentation est immédiatement entreprise sur la base de sept tétées suivies de sept biberons de compléments. Revu le lendemain et le surlendemain l'enfant a repris très vite du poids: 4980 et 5060g. Après chaque tétée (volume non comptabilisé), il a consommé en moyenne 135g de lait de complément. Il est plus réveillé et réclame ses tétées. Les urines redeviennent abondantes.
Huit jours plus tard le poids est de 5530g.
Il est alors proposé à la mère qui veut à tout prix poursuivre son allaitement, de relancer sa lactation:
- donner le sein à l'enfant le plus souvent possible, au moins huit ou dix fois par jour
- tirer son lait entre les tétées et le donner dans les biberons en remplaçant tant que possible le lait artificiel.
Petit à petit le volume pris en complément au biberon diminue. La courbe de poids est tout a fait satisfaisante. Les biberons de complément ne sont plus proposés qu'une fois sur deux, puis une fois sur trois. La mère dit que ses seins sont plus "pleins" et sent à nouveau des flux d'ejection -comme au début !-
A six mois le bébé va très bien, pèse 6820g, le développement psychomoteur est parfait. Il tête huit à dix fois par jour, prend environ 350g/jour en complément et la maman a commencé la diversification.

AVIS de SAM:
- un bébé calme n'est pas toujours un bébé bien nourri. Un enfant sousnutri se met souvent au ralenti, en "économie d'énergie". Il convient de toujours rester vigilant.
- il est probable que la diminution arbitraire du nombre de tétées après deux mois, chez une maman à faible capacité de stockage, a entrainé une baisse de la lactation avec involution de la gande mammaire.
- l'urgence est toujous de réhydrater et réalimenter de tels enfants, et là, les compléments sont indispensables.
- avec un peu de patience et une forte motivation, une mère, en multipliant les extractions de lait, peut relancer sa lactation en quelques jours.
- si l'involution glandulaire a été franche, la reprise de lactation peut n'être que partielle, et les compléments de laits sont parfois encore nécessaires.

CONCLUSION: LIMITER LE NOMBRE DE TETEES PEUT SABORDER UN ALLAITEMENT QUI MARCHAIT BIEN




Crevasses et mal-position :

Une jeune mère allaite son bébé né à terme, de poids de naissance normal et sans facteurs de risque associés. Elle est sortie la veille de la maternité où on lui a déconseillé de mettre son bébé au sein plus de 6 fois par jour et où on a donné des biberons de substituts de lait maternel quand le bébé "réclamait" au delà des 6 fois : c'est à dire plusieurs biberons par 24 heures et notamment la nuit.
Le bébé a 6 jours. Elle appelle une consultante en lactation IBCLC pour des "crevasses qui saignent".
Lorsque la consultante arrive, la maman est couchée avec le bb dans le lit et le bébé tète. Lorsque l'enfant lâche le mamelon, ce dernier est très aplati et présente à son extrémité une lésion horizontale, dans le sens de l'aplatissement. Il s'avère de plus que l'enfant "bataille" pour prendre le sein en bouche et que la maman lui tient fermement la tête: la déflexion de la tête vers l'arrière est impossible.
La consultante propose alors la maman:
- de varier les positions lors de la tétée
- de laisser l'enfant prendre le sein seul .
La mère avoue sa grande difficulté à s'installer et à donner le sein autrement que dans la position dite du berceau. Profitant du lit, laconsultante propose alors à la maman de se coucher confortablement sur le côté et d'approcher le bb du sein. Après quelques essais infructueux, il défléchit sa tête en arrière et saisit le sein en bouche. La mère n'a pas mal, et en fin de tétée, le mamelon n'est plus aplati
Dans les jours qui suivent la mère a étalé un peu de lait sur ses mamelons lésés qui ont très rapidement cicatrisé. Un mois plus tard l'enfant a pris 1085 grammes.

AVIS de SAM:
- les crevasses sont presque toujours en lien avec une anomalie de la succion. Dans le cas d'une fissure horizontale, il faut penser à une mauvaise prise du sein,la langue écrasant le bout de sein contre le palais, comme l'illustre ce cas clinique. Il est aussi utile de vérifier l'absence d'un frein de langue.
- varier les positions d'allaitement permet à l'enfant de perfectionner sa technique de succion
- le lait humain frais de fin de tétée est un excellent cicatrisant et antiseptique.




Syndrome de Raynaud des seins :

Une jeune mère allaite une nouveau-né âgé de trois semaines.Il s'agit d'un deuxième enfant et d'un
deuxième allaitement. La premier allaitement s'est déroulement sans soucis particuliers.
Elle se plaint de douleurs durant toute la tétée, bilatérales, persistantes, au niveau des bouts de sein. Ces douleurs sont présentes depuis la maternité où ont déjà été tenté des repositionnements de l'enfant lors de la tétée. La prise du sein a été évaluée et jugée correcte. Aréoles et mamelons ne présentent aucune lésion.
Elle demande alors l'aide d'une consultante en lactation IBCLC qui se rend à son domicile. En attendant l'arrivée de la consultante en lactation, elle s'active et passe l'aspirateur. A l'arrivée de cette dernière, elle va chercher le bébé qu'elle a fait patienter pour que la consultante puisse observer la tétée.
Elle met le bébé au sein et il commence à téter. La position et la prise en bouche sont tout à fait corrects.
La mère constate au début avec étonnement que la douleur n'apparaît pas et que la tétée se déroule calmement.
Soudain la douleur est là, vive et difficilement supportable. La consultante lui demande immédiatement de dégager l'enfant du sein et constate que le mamelon est d'une extrême pâleur, totalement décoloré. Elle propose alors à la mamand'appliquer immédiatement un gant d'eau chaude sur le bout de sein. Cette application fait cesser rapidement la douleur et le mamelon se recolore.
ANALYSE: Cette mère souffre d'un VASOSPASME des mamelon, encore appelé syndrome de
Raynaud des bouts de sein.
L'activité physique avant la tétée ( passage de l'aspirateur sur la moquettede l'appartement) a permis une circulation veineuse importante de la partie supérieure du corps ce qui explique la survenue différée du vasospasme.
Si cette douleur n'est pas survenue lors de son premier allaitement c'est -peut-être-que son premier né est né au mois de Juin, où la température extérieure est clémente, alors que ce nouveau bébé est né au mois de février. Le froid favorise la vasoconstriction et donc la survenue d'un vasospasme.
TRAITEMENT PROPOSE au cours de la consultation:
- exercice et mouvements des bras avant la tétée
- allaiter poitrine couverte le plus possible et dans une pièce chaude en l'absence de courants d'air.
- Si cela s'avère insuffisant : enrichissement de l'alimentation de la mère en huiles de poissons ( compléments alimentaires en pharmacie ) et vitamine B12 )
SUIVI DE CE CAS: La maman a suivi les conseils précédents , la douleur a disparu.

AVIS de SAM: AUTRES POSSIBILITES THERAPEUTIQUES:
En cas d'echec, il aurait été possible de prescrire un traitement par la Nifédipine (Spécialité : Adalate posologie selon Thomas Hale Medications and mothers' milk : 30 à 60 mg/j ) tout à fait compatible avec l'allaitement.




Syndrome du canal bouché :

Une jeune femme, primipare sans aucun antécédent notable présente depuis le début de l'allaitement des épisodes récurrents de mastite (fièvre, douleur, placard rouge du quadrant supéro-externe du sein droit), à un rythme très éprouvant: deux ou trois fois par mois. Le bébé a une croissance tout à fait normale. Les symptomes régressent sous anti-inflmmatoires mais récidivent quelques jours après. Au troisième épisode, un traitement antibiotique bien conduit est mis en place (antibiotiques à large spectre pendant 12 jours); Une nouvelle rechute survient 5 jours après l'arret des antibiotiques. En trois mois, cette jeune femme présente 9 épisodes similaires, tout en continuant à allaiter.
Au quatrième mois, l'examen clinique révèle sur la pointe du mammelon une petite boule dure, blanchâtre, obstruant visiblement un des orifices terminaux des canaux galactophores.
Le médecin propose alors une "extraction" de ce bouchon par pression forte et aspiration par le bout d'une seringue (type aspi-venin). Il arrive à extraire un bouchon caséeux de près de 1,5cm de long, dur. Comme le geste est un peu traumatique, il prescrit à nouveau de anti-inflammatoires pendant 5 jours et des antalgiques pour la première journée.
Il n'y a plus eu d'épisodes inflammatoires, et l'allaitement s'est poursuivi sans problème jusqu'à un an.







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